Expression des groupes minoritaires

Publier, ton patrimoine fout le camp

Inexpérience ? Incompétence ? Entourloupe ? Tout à la fois ? Difficile, en effet, de suivre et de décrypter ce qui sous-tend la stratégie urbanistique de l’équipe municipale dirigeante. Dernier exemple en date, la grange du chef-lieu qui fait débat autour de sa démolition. Débat a posteriori en fait puisque débat il n’y eut point avec les conseillers. Circulez, il n’y a (aura) rien à voir après une disparition en bonne et due forme qui était prévue début juillet.
 

Sauf que, qui dit démolition dit permis y afférant. Nul besoin, ont indiqué les services techniques arguant du fait qu’aucune construction ne viendrait se substituer à la grange. Tout faux : le rapport de présentation du PLU (que ne peuvent ignorer le maire, son adjointe à l’urbanisme ou les services techniques puisque tous ont participé à sa rédaction) indique que « tout projet de démolition est soumis à permis de démolir » et qu’en plus, les secteurs de bâti remarquable (c’est le cas du chef-lieu) « doivent faire l’objet d’une déclaration préalable ». Dans la précipitation, un permis de démolir a été déposé le 6 juillet ce qui laisse aux défenseurs de ce bâti du XIXe le temps de s’organiser. De qui se moque-t-on ? Dans le même registre, pour justifier cette disparition d’un des derniers éléments du patrimoine publiérain, a été évoquée la dangerosité potentielle du bâtiment. Sans étude préalable, évidemment. Quand on veut tuer son chien…
 

Cette affaire de la grange en rappelle d’autres : le splendide château du Miroir ou celui du Bois-Fleuret, la villa des Cèdres, la maison Cottet, la source Maxima qui n’ont pas résisté aux pelleteuses. Il ne reste plus que Novery ou Blonay où les Publiérains sont interdits de séjour depuis leur remise aux mains du privé. Avec les résultats qu’on connaît pour le deuxième.
 

Monsieur le Maire aime à mettre en avant son sens de la mémoire. En témoignent tous les symboles des conflits passés ( et ce n’est pas une critique) qui ornent le parvis de la mairie. Mais cette mémoire est sélective. Pourquoi ne concernerait-elle pas le patrimoine ? Pourtant Saint-Exupéry évoque ce thème dans les parcs municipaux. A moins que la réponse ne se trouve dans les propos de l’adjoint aux finances qui – étonnamment – s’est lâché lors du conseil municipal du 31 juillet (Le Messager du 3 août) : « En 2014, nous avons reçu pouvoir d’administrer la commune et je crois que nous sommes tout à fait aptes à décider si oui ou non cette ferme sera démolie ». Dans le genre, circulez etc… Vous avez dit démocratie ?

Michel Grobel – Dominique Dufournet – Jean-Jacques Chatellenaz – Robert Baratay

Liste Avec Vous Autrement

Un Conte pour la Rentrée : Le ballon tombé dans la cour du Château. 

Un jour, un Riche Propriétaire qui avait hérité d’un Château usé par les années, eut l’idée de le proposer à la location de façon astucieuse.
Il chercha ce locataire qui accepterait de remettre à neuf la bâtisse et lui abandonnera 10 années pour l’embellir, contre un quart de notre siècle de jouissance. Un loyer en nature, en quelque sorte.
Mais l’art du ballon rond sur herbe que le locataire voulait faire pratiquer dans les lieux nécessitait de vastes espaces et donc des arpents supplémentaires autour de la vieille bâtisse. Il fit valoir en garantie de ses exigences, sa Cour de Notables habiles et  les Gazettes qui parleraient du lieu à travers le Royaume.
Le Riche Propriétaire consulta son Conseil, qui donna son blanc-seing, les pratiquants de cet art, soit sur herbe, soit devant une lucarne, y étaient nombreux. On demanda donc au voisin du Château, une Bourgmestre plus modeste, si elle ne cèderait pas quelques arpents de ses terres. Ce qu’elle jugea de bon aloi, profitant de l’aubaine pour en tirer bon prix.
Il fut ainsi construit moult surfaces à jouer, plus ingénieuses les unes que les autres, dont une chauffée par des tubulures d’eau bouillante dans son sous-sol, comme les meilleures demeures que possèdent nos compatriotes qui ont besogne en Helvétie.
Et les jeux commencèrent, l’ambiance était conviviale et légère, un succès était là, la monnaie coulait à flot et l’ivresse fut vite venue. On affichait après chaque jeu des parchemins de remerciement, portant les scores, aux quatre coins du Bourg.
Trois années seulement  s’écoulèrent avant que les Coquins ne se chamaillent, et disparaissent laissant le domaine à l’abandon et tant de dettes que Monsieur le Procureur de la Contrée dû s'empoigner de l’affaire. Le pacte de 25 automnes qui lie le Riche Propriétaire aux Fripons est mis aux enchères par Dame Justice pour quémander quelques subsides afin de diminuer cette dette abyssale.
Mais un Prince Charmant, d’outre Atlantique,  dans la suite de ce conte, viendrait au chevet de ce Riche Propriétaire, devenu spectateur. On ne sait pas encore si son costume sera d’une étoffe si fine qu’elle ferait  paraitre ce Roi tout nu …

Un autre regard sur l’avenir de Publier-Amphion
Georges Rudyk et Dominique Giraud

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